Through Their Lens : un court-métrage IA en hommage aux reporters de guerre
« Through Their Lens » est un court-métrage de 2 minutes 40 en 4K, réalisé par Madhi Tortel en février 2026 en hommage aux photojournalistes de guerre. Pendant la plus grande partie du film, des images en noir et blanc, proches de la photographie de reportage, montrent ce que voient ceux qui témoignent : des regards, des soldats, des enfants, des ruines. Puis la couleur arrive, et avec elle le reporter, gilet « PRESS » sur le dos. Toutes les images sont générées par IA.
L'essentiel
- Client : projet personnel de Madhi Tortel, conçu pour un concours de films IA organisé par Higgsfield.
- Secteur : court-métrage, mémoire, journalisme.
- Livrable : un court-métrage de 160 secondes en 4K, avec des cartons de texte en anglais.
- Outils : images générées par IA, plans animés sur Higgsfield, bruitages créés avec ElevenLabs, deux pistes musicales, montage.
- Résultat : un film d'auteur de près de trois minutes, sans voix off, publié sur YouTube et présenté dans le portfolio.
Le défi : rendre hommage sans exploiter la douleur
Le sujet est grave : les photographes et journalistes qui couvrent les guerres, et ceux qui y meurent. Un carton du film rappelle qu'entre 2003 et 2022, 1 668 journalistes ont été tués.
Avec l'IA, le risque est double. Des images de guerre trop spectaculaires deviennent un spectacle ; des images trop lisses ressemblent à une banque d'images. Le film devait trouver le ton de la photographie de reportage : direct, sobre, centré sur les visages.
Il devait aussi tenir près de trois minutes sans voix off, avec seulement quelques cartons de texte. Tout repose sur l'image, le montage et le son.
L'idée : voir la guerre à travers leur objectif
Le titre dit le parti pris : la guerre vue à travers l'objectif de ceux qui la photographient. Le film avance en quatre temps.
- Le noir et blanc : une mosaïque de regards, des soldats, une colonne de réfugiés le long d'un train, un enfant seul sur une route, un enfant face à un char. Des images composées comme des photographies.
- Les cartons, en anglais : « For those who bear witness, for those who never forget », puis « They risk their lives for the truth to live ».
- La couleur : un casque bleu dans les gravats, des douilles, des fleurs déposées, un graffiti de paix sur un immeuble éventré, une aire de jeux détruite.
- Le reporter : un homme en gilet « PRESS » qui court dans une rue en ruine, puis un appareil photo dans les décombres.
Le spectateur comprend à la fin qui regardait. Le film se termine sur sa dédicace : « In memory of war photojournalists ».
La réalisation : une direction photo de reportage
- Des images fixes d'abord. Le projet part d'une série d'images générées, pensées comme des photographies : un regard paniqué, des barbelés, un livre qui brûle, une poupée calcinée, un bracelet coloré.
- Puis le mouvement. Ces images sont animées en plans vidéo sur Higgsfield.
- Le noir et blanc comme parti pris. Il unifie des images très différentes et les rattache à l'histoire du photojournalisme. La couleur, réservée à la fin du film, devient un événement.
- Le son. Explosions lointaines, vent, présence d'une pièce : les bruitages ont été créés avec ElevenLabs, et deux pistes musicales portent le film.
- Les cartons. Les textes sont réunis dans une séquence à part, en capitales blanches sur fond noir, qui rythme le montage.
Le film a été conçu pour un concours de films IA organisé par Higgsfield, comme l'indique son générique.
Le résultat : un film d'auteur de près de trois minutes
Le court-métrage est publié sur YouTube et présenté dans le portfolio. Dans Digit'art, la galerie 3D du studio, il occupe le mur du fond de la salle « Concepts originaux », présenté comme la pièce maîtresse de la salle. Un de ses plans, le reporter qui court, a été repris dans le showreel 2026 de Madh.IA.
Ce que le projet démontre : la vidéo IA peut servir un sujet grave sans tomber dans le spectaculaire ; une direction photo cohérente, ici le noir et blanc du reportage, unifie des dizaines de plans générés ; et un film sans voix off peut tenir près de trois minutes par le seul montage, le son et quelques mots.
Pour quel besoin ce type de vidéo ?
- Mémoriaux et musées d'histoire : un film d'hommage pour une exposition ou une cérémonie.
- ONG et associations : sensibiliser à une cause par un court-métrage plutôt que par des chiffres seuls.
- Médias : un film de commémoration, pour une date anniversaire ou une journée dédiée.
- Festivals et concours : un court-métrage d'auteur, de l'idée au montage.
Un film réaliste sur des faits de guerre doit être signalé comme généré par IA : voir AI Act et vidéo générée par IA. Les usages mémoriels sont détaillés sur la page vidéo IA pour musées et patrimoine.
Un hommage ou une cause à porter à l'écran ?
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