Étude de cas · Court-métrage · Vidéo IA

Through Their Lens : un court-métrage IA en hommage aux reporters de guerre

« Through Their Lens » est un court-métrage de 2 minutes 40 en 4K, réalisé par Madhi Tortel en février 2026 en hommage aux photojournalistes de guerre. Pendant la plus grande partie du film, des images en noir et blanc, proches de la photographie de reportage, montrent ce que voient ceux qui témoignent : des regards, des soldats, des enfants, des ruines. Puis la couleur arrive, et avec elle le reporter, gilet « PRESS » sur le dos. Toutes les images sont générées par IA.

Par Studio vidéo IA, Lille Publié le 13 octobre 2026
Mosaïque en noir et blanc de dizaines de regards en gros plan, yeux d'enfants et d'adultes, certains en larmes : plan du début du court-métrage « Through Their Lens ».
La mosaïque de regards qui ouvre le film.

L'essentiel

Le défi : rendre hommage sans exploiter la douleur

Le sujet est grave : les photographes et journalistes qui couvrent les guerres, et ceux qui y meurent. Un carton du film rappelle qu'entre 2003 et 2022, 1 668 journalistes ont été tués.

Avec l'IA, le risque est double. Des images de guerre trop spectaculaires deviennent un spectacle ; des images trop lisses ressemblent à une banque d'images. Le film devait trouver le ton de la photographie de reportage : direct, sobre, centré sur les visages.

Il devait aussi tenir près de trois minutes sans voix off, avec seulement quelques cartons de texte. Tout repose sur l'image, le montage et le son.

L'idée : voir la guerre à travers leur objectif

Le titre dit le parti pris : la guerre vue à travers l'objectif de ceux qui la photographient. Le film avance en quatre temps.

Le spectateur comprend à la fin qui regardait. Le film se termine sur sa dédicace : « In memory of war photojournalists ».

La réalisation : une direction photo de reportage

  1. Des images fixes d'abord. Le projet part d'une série d'images générées, pensées comme des photographies : un regard paniqué, des barbelés, un livre qui brûle, une poupée calcinée, un bracelet coloré.
  2. Puis le mouvement. Ces images sont animées en plans vidéo sur Higgsfield.
  3. Le noir et blanc comme parti pris. Il unifie des images très différentes et les rattache à l'histoire du photojournalisme. La couleur, réservée à la fin du film, devient un événement.
  4. Le son. Explosions lointaines, vent, présence d'une pièce : les bruitages ont été créés avec ElevenLabs, et deux pistes musicales portent le film.
  5. Les cartons. Les textes sont réunis dans une séquence à part, en capitales blanches sur fond noir, qui rythme le montage.

Le film a été conçu pour un concours de films IA organisé par Higgsfield, comme l'indique son générique.

Le résultat : un film d'auteur de près de trois minutes

Le court-métrage est publié sur YouTube et présenté dans le portfolio. Dans Digit'art, la galerie 3D du studio, il occupe le mur du fond de la salle « Concepts originaux », présenté comme la pièce maîtresse de la salle. Un de ses plans, le reporter qui court, a été repris dans le showreel 2026 de Madh.IA.

Ce que le projet démontre : la vidéo IA peut servir un sujet grave sans tomber dans le spectaculaire ; une direction photo cohérente, ici le noir et blanc du reportage, unifie des dizaines de plans générés ; et un film sans voix off peut tenir près de trois minutes par le seul montage, le son et quelques mots.

Pour quel besoin ce type de vidéo ?

Un film réaliste sur des faits de guerre doit être signalé comme généré par IA : voir AI Act et vidéo générée par IA. Les usages mémoriels sont détaillés sur la page vidéo IA pour musées et patrimoine.

Un hommage ou une cause à porter à l'écran ?

Dites-nous ce que le film doit faire ressentir : un appel de 30 minutes pour cadrer le projet, puis une proposition sur devis.

Parler de votre projet Voir le portfolio

Madhi Tortel est AI Filmmaker et fondateur de Madh.IA, studio vidéo IA basé à Lille. Il met en 3D (Blender), en vidéo générative et en motion design des produits et des procédés qu'aucune caméra ne peut filmer.