Étude de cas · Projet personnel · Court-métrage IA

Miroir : un court-métrage IA sur l'angoisse, porté par un seul visage

Miroir est un court-métrage personnel de Madh.IA, au format carré : une femme face à son reflet. D'un plan à l'autre, le reflet se dérègle, les yeux deviennent blancs, la peau change de teinte, la crise monte, jusqu'à une phrase : « I am not afraid of this anymore ». Le film existe en version de 72 secondes et en montage de 52 secondes pour LinkedIn. Tout repose sur un seul visage, généré par IA, qui doit rester le même dans chaque émotion.

Par Studio vidéo IA, Lille Publié le 13 octobre 2026
Trois images du court-métrage Miroir : une femme brune en t-shirt beige vue de dos face à son reflet dans un miroir, puis son reflet aux yeux entièrement blancs, puis son visage apaisé, sur fond gris.
Le reflet, la peur, l'apaisement : trois moments de Miroir.

L'essentiel

Le défi : un seul visage, toutes les émotions

Un film d'émotion repose sur son acteur. Un gros plan fixe ne pardonne rien : un regard faux, une expression forcée, et le spectateur décroche. En vidéo IA, la difficulté double, car chaque génération tend à modifier le visage : la forme des yeux, la ligne de la mâchoire, l'âge apparent.

Miroir pousse cette contrainte au maximum. Le film ne quitte presque jamais le même visage, cadré de face, sur le même fond gris, avec le même t-shirt. Il doit pourtant traverser des états extrêmes : la colère, la peur, les larmes, un rire inquiétant, puis le calme. Si le personnage change de traits en route, le film ne raconte plus une crise : il montre plusieurs personnes.

Le sujet, l'angoisse, demande aussi de la retenue : montrer la crise sans la caricaturer.

L'idée : le miroir comme caméra

Le dispositif est simple : la caméra est à la place du miroir. Le spectateur voit le reflet comme la femme le voit, en face, à hauteur d'yeux.

La seconde phrase fait basculer le film. Après elle, le visage se pose peu à peu, jusqu'au retour au plan d'ouverture : la femme face au miroir.

La réalisation : une référence, puis un rush par émotion

  1. Fixer le personnage. Une image de référence, la femme face au miroir, a été agrandie et affinée. Les images du reflet en dérivent : même visage, même t-shirt, même fond gris.
  2. Générer un rush par état. Le dossier du projet compte une vingtaine de rushes, chacun nommé d'après l'émotion ou l'effet recherché : reflet, regard blanc, tout vert, crise de panique, cris et pleurs, rire fort, accalmie, la fin.
  3. Construire la transformation par étapes. Un rush de base sert de point de départ au reflet qui se transforme : chaque nouvelle étape part de la même image, pour rester le même visage.
  4. Monter au carré. Le format 1:1 serre le cadre sur le visage et convient au fil LinkedIn. Le montage de 52 secondes resserre la version de 72 secondes.

Certains rushes portent dans leur nom de fichier le verdict du réalisateur, qui les a jugés ratés. En gros plan, une expression qui sonne faux se voit immédiatement : mieux vaut un plan de moins qu'un plan qui fait décrocher.

Le résultat : ce que démontre Miroir

Miroir est une création personnelle, sans client ni objectif commercial, terminée dans une version montée pour LinkedIn.

Il démontre trois choses.

Pour quel besoin ce type de vidéo ?

Un personnage généré évite de faire jouer une personne réelle dans une situation sensible. Le public doit cependant savoir que l'image est générée par IA : les obligations sont résumées sur la page AI Act et vidéo IA en France.

Une émotion à faire passer en un plan ?

Décrivez-nous le message et le public visé : un appel de 30 minutes pour cadrer le film, puis une proposition sur devis.

Parler de votre projet Film publicitaire IA sans tournage

Madhi Tortel est AI Filmmaker et fondateur de Madh.IA, studio vidéo IA basé à Lille. Il met en 3D (Blender), en vidéo générative et en motion design des produits et des procédés qu'aucune caméra ne peut filmer.