Groenland : un film d'animation IA avec le conteur Emmanuel de Lattre
« Groenland » est un film d'animation de 80 secondes, né d'une idée originale du conteur Emmanuel de Lattre et réalisé par Madhi Tortel. Au Groenland, autour d'un feu, des enfants venus de plusieurs pays d'Europe racontent chacun, dans sa langue, la vraie version du Petit Chaperon rouge qu'on leur a transmise : à chaque fois, l'enfant s'en sort. Toutes les images sont générées par IA, dans un style d'animation 3D familial. La version publiée date de mai 2026.
L'essentiel
- Client : projet personnel, en collaboration avec le conteur Emmanuel de Lattre, auteur de l'idée originale.
- Secteur : conte, narration, film d'animation.
- Livrable : un film d'animation de 83 secondes en 4K, et une version publiée de 80 secondes, sous-titrée en français.
- Outils : images et animation générées par IA, sound design avec ElevenLabs, écran de fin animé en code avec Remotion.
- Résultat : un conte porté à l'écran avec des personnages qui tiennent d'un plan à l'autre, signé « Idée originale : Emmanuel de Lattre. Réalisation : Madhi Tortel ».
Le défi : porter à l'écran l'idée d'un conteur
Le point de départ est une idée d'Emmanuel de Lattre : dans la plus ancienne version du Petit Chaperon rouge, l'enfant n'est jamais mangé par le loup, et il n'en a même jamais peur. Le film devait faire passer cette idée en à peine plus d'une minute, sans la réduire à une leçon.
Le défi est double. Il faut des personnages d'enfants attachants, qui gardent le même visage d'un plan à l'autre, ce que la vidéo IA ne garantit pas d'elle-même. Et il faut faire parler plusieurs langues sans perdre le spectateur.
Le ton, enfin : un conte, pas un cours. L'émotion doit passer par les visages et les réactions, pas par les explications.
L'idée : un feu de camp, plusieurs langues, un même conte
Le film installe une scène simple : des enfants assis autour d'un feu, dans la neige, au Groenland, sous un ciel de coucher de soleil. Une fillette groenlandaise, un chien de traîneau, des maisons colorées au loin. Un carton d'ouverture, « Le vrai pouvoir des histoires », le présente comme le premier épisode d'une série.
Chaque enfant raconte la version du conte qu'on lui a transmise, dans sa langue : français, allemand, néerlandais ou anglais. Les sous-titres en français permettent de suivre. D'une version à l'autre, les détails changent, un croquemitaine, un puits, trois sœurs, mais une chose ne change pas : l'enfant s'en sort, par la ruse.
Plusieurs histoires finissent de la même façon : au bout d'un an, un arbre pousse. Le film le montre, un olivier qui surgit au milieu de la neige. Des « Nooon » incrédules ponctuent chaque version. Le film se ferme sur la signature des films d'Emmanuel de Lattre réalisés par Madh.IA : « Les vraies histoires pour faire grand dire le monde ».
La réalisation : tenir des personnages d'animation
- Fixer les personnages. Chaque enfant a son visage, sa coiffure, ses vêtements : ils doivent rester identiques dans les plans larges autour du feu comme dans les gros plans.
- Découper comme un film d'animation. Plans d'ensemble pour la scène, gros plans pour les réactions, écrans partagés pour montrer plusieurs visages à la fois.
- Faire parler les enfants. Chaque version du conte est dite dans sa langue, puis sous-titrée en français.
- Le son. Le crépitement du feu et les sons du plus jeune des enfants ont été créés avec ElevenLabs ; une musique accompagne le récit.
- L'écran de fin. Le carton final et les crédits sont animés en code avec Remotion.
Deux versions existent : une version de 83 secondes en 4K, et la version publiée de 80 secondes. Les étapes d'un tel projet sont décrites dans créer une vidéo par IA.
Le résultat : un conte qui se regarde et se partage
Le film est publié sur YouTube et présenté dans le portfolio comme une collaboration avec le conteur. Deux de ses plans, la fillette surprise et l'olivier dans la neige, ont été repris dans le showreel 2026 de Madh.IA.
Ce que le projet démontre : la vidéo IA peut porter l'idée d'un auteur sans la trahir ; des personnages d'animation peuvent rester cohérents sur tout un film ; et une même scène peut accueillir plusieurs langues. La collaboration s'est poursuivie avec un deuxième film, « L'histoire vaut de l'or ».
Pour quel besoin ce type de vidéo ?
- Conteurs, auteurs et éditeurs : donner des images à un texte, pour le partager en ligne ou le présenter.
- Musées et médiathèques : un conte animé pour un parcours jeune public, une borne ou un atelier de médiation.
- Institutions et associations : un message porté par une histoire plutôt que par un discours, en plusieurs langues.
- Marques : un film construit comme un récit, avec des personnages qui peuvent revenir d'un épisode à l'autre.
Pour les usages culturels, voir aussi vidéo IA pour musées et patrimoine.
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