Étude de cas · Projet personnel · Création vidéo IA

Androïdes : onze gros plans générés par IA sur le corps augmenté

Androïdes est une création personnelle de Madh.IA, publiée sur LinkedIn : 42 secondes, onze très gros plans générés par IA sur le corps augmenté. Un œil devient objectif d'appareil photo, des antennes sortent du front, un haut-parleur se loge dans l'oreille, une grille remplace la narine. Sans un mot, le film montre la frontière entre la peau et la machine à l'échelle du pore.

Par Studio vidéo IA, Lille Publié le 13 octobre 2026
Très gros plan d'un œil humain dont l'iris est entouré de lamelles métalliques, comme le diaphragme d'un objectif photo : plan du film Androïdes.
L'œil à iris mécanique, l'un des onze plans d'Androïdes.

L'essentiel

Le défi : le réalisme au plus près de la peau

Plus le cadre se resserre, plus l'image générée se trahit. En plan large, un défaut de texture passe inaperçu. En très gros plan sur un œil ou une narine, le spectateur voit les pores, les cils, l'humidité de la peau. La moindre matière plastique casse l'illusion.

Androïdes ajoute une difficulté : chaque plan mêle deux matières que tout oppose, la peau et le métal. La jonction doit paraître organique, comme si la pièce mécanique avait poussé dans la chair, sans tomber dans le gore ni dans le jouet.

Enfin, le thème est abstrait. Le transhumanisme ne se raconte pas en onze plans muets sans une progression claire.

L'idée : remplacer les sens un par un

Le film avance comme un inventaire du visage. Chaque plan prend un organe et le remplace par son équivalent mécanique.

Le film s'ouvre sur le visage aux cheveux de fibre optique et se referme sur un plan où toutes ces greffes se rejoignent.

Le traitement, lui, ne change pas : très gros plans, lumière douce, fond sombre. Seuls l'organe et la pièce qui le remplace varient. Le spectateur compare d'un plan à l'autre, et la série prend l'allure d'une collection, comme les planches d'un catalogue anatomique où chaque page ajouterait une pièce de machine.

La réalisation : onze images, onze plans

  1. Les images. Chaque plan part d'une image fixe générée, avec une lumière de studio et un fond sombre communs à toute la série. Les images datent de juillet 2026.
  2. L'animation. Chaque image est ensuite animée en un plan vidéo de quelques secondes ; le dossier du projet compte onze plans.
  3. Le montage. Le film est monté en septembre 2026, au format 2588 × 1440, et rythmé par la musique.

Travailler image par image avant d'animer permet de juger chaque jonction entre peau et métal à l'arrêt, là où un défaut se voit le mieux. Un plan qui ne tient pas en image fixe ne tiendra pas en mouvement.

Lors de la sélection des plans du showreel 2026 du studio, l'œil à iris mécanique et le visage aux fibres optiques ont reçu la meilleure note. Les modèles de génération vidéo et leurs forces respectives sont comparés sur la page comparatif des modèles vidéo IA 2026.

Le résultat : ce que démontre Androïdes

Le film est publié sur LinkedIn. C'est une création personnelle, sans client ni objectif commercial.

Il démontre trois choses.

Pour quel besoin ce type de vidéo ?

Quand le sujet demande une exactitude technique, la 3D construite sur des plans prend le relais de l'image générée : voir 3D et vidéo IA : filmer l'impossible.

Un sujet technologique à rendre visible ?

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Madhi Tortel est AI Filmmaker et fondateur de Madh.IA, studio vidéo IA basé à Lille. Il met en 3D (Blender), en vidéo générative et en motion design des produits et des procédés qu'aucune caméra ne peut filmer.