Nova Arc : une publicité IA en 4K pour un casque VR de marque fictive
Nova Arc n'existe pas : c'est une marque de casque de réalité virtuelle inventée par Madh.IA pour un projet personnel. Le studio lui a donné une publicité de 28 secondes en 4K, entièrement en images générées par IA. Le casque sort de la fumée en packshot, puis le film bascule dans ce que voit celui qui le porte : un tir au but, un panier, une course de nuit, un combat. Une voix résume la promesse : « Reality has no limits ».
L'essentiel
- Client : aucun. Projet personnel ; Nova Arc est une marque fictive, sans produit réel derrière.
- Secteur : tech grand public, réalité virtuelle.
- Livrable : une publicité de 27,9 secondes en 4K (3884 × 2160), publiée sur YouTube et présentée dans le portfolio du studio.
- Outils : images et plans vidéo générés par IA, images-clés pour enchaîner les plans, montage.
- Résultat : un produit inventé qui reste le même d'un plan à l'autre, et une immersion racontée en vue subjective.
Le défi : vendre une expérience qu'on ne voit pas de l'extérieur
Une publicité de casque de réalité virtuelle bute sur un paradoxe : l'expérience se passe à l'intérieur du casque. Filmé de l'extérieur, le produit montre une personne immobile, le visage masqué, qui fait des gestes dans le vide. Rien de ce qu'elle vit n'apparaît à l'écran.
Nova Arc ajoutait une seconde difficulté : le casque n'existe pas. Il n'y avait ni produit à photographier, ni maquette, ni charte graphique. Il fallait inventer son dessin, puis le garder identique d'un angle à l'autre, de la face au profil, de la sangle à la molette de réglage. Un objet qui change de forme entre deux plans ne fait pas un produit crédible.
Restait le format : moins de trente secondes pour présenter l'objet, faire vivre plusieurs mondes et finir sur le nom de la marque.
L'idée : montrer ce que voit celui qui porte le casque
Le film suit une construction en trois temps.
- Le produit. Le casque apparaît dans la fumée, sous plusieurs angles, puis un liseré lumineux orange s'allume autour de la visière. Le spectateur découvre l'objet comme dans une publicité de lancement.
- Les mondes. Le film passe en vue subjective : une frappe de ballon dans l'herbe, une lunette de tir dans une forêt, un combat dans une rue poussiéreuse, un ballon de basket qui rebondit, un panier marqué au ras de l'arceau, une voiture lancée de nuit dans une ville. Le spectateur ne regarde plus le casque : il est dedans.
- La signature. Retour au packshot, puis au logo de Nova Arc, dessiné en traits lumineux.
La phrase « Reality has no limits » porte la promesse, et le choix des univers sert la même idée : sport, vitesse, action, des expériences physiques que le casque fait vivre sans quitter la pièce.
La réalisation : un produit fixé, puis des raccords plan à plan
Les fichiers du projet montrent l'ordre de travail.
- Dessiner le casque. Une série d'images fixes arrête le produit avant toute animation : vue de base, face, trois-quarts, dessus, arrière, bouton éteint, sangle et molette. Elles servent de référence à tous les packshots.
- Animer le produit. Chaque packshot est ensuite animé : apparition dans la fumée, rotation lente, allumage du liseré lumineux.
- Construire chaque monde à part. Football, basket, course de nuit et combat ont chacun leur dossier de plans et leurs images de départ.
- Raccorder. Un dossier entier est consacré aux transitions : des images capturées sur un ballon, une pierre, un viseur, une chaussure ou l'habitacle de la voiture servent de point de passage d'un plan au suivant. Le mouvement continue d'un monde à l'autre au lieu de couper.
- Monter en 4K. Le film final dure 27,9 secondes, en 3884 × 2160.
Ce travail par images-clés est la base de toute publicité IA sans tournage : on fixe d'abord ce qui doit rester identique, puis on génère le mouvement. La méthode est détaillée sur la page film publicitaire IA sans tournage.
Le résultat : ce que démontre Nova Arc
Nova Arc est un exercice, pas une commande : aucun client, aucune campagne, aucun chiffre de performance à annoncer. Le film est publié sur YouTube et figure dans le portfolio du studio, présenté comme une « immersion publicitaire pour un casque VR ».
Il démontre trois choses.
- Un produit inventé peut rester cohérent d'un plan à l'autre, à condition d'être fixé en images de référence avant d'être animé.
- La vue subjective rend visible une expérience intérieure, ce qu'un plan filmé de l'extérieur ne sait pas faire.
- Les plans de sport en vue subjective tiennent la comparaison : la frappe de ballon, le ballon de basket qui rebondit et le tir au panier ont reçu la meilleure note lors de la sélection des plans du showreel 2026 du studio.
Pour quel besoin ce type de vidéo ?
Le même procédé sert dès qu'un produit n'est pas encore photographiable, ou que son bénéfice ne se voit pas de l'extérieur.
- Lancer un produit tech avant les premières photos : prototype, présérie, campagne de financement participatif.
- Vendre une expérience : jeu vidéo, casque audio, application, parc de loisirs, quand la publicité doit montrer ce que vit l'utilisateur.
- Explorer un univers de marque : tester une direction artistique en mouvement avant de produire la campagne.
Pour une marque qui a déjà ses produits, les packshots partent de ses photos : voir vidéo IA pour e-commerce, packshot et présentation produit.
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